Cannes: Bowie, le documentaire qui venait d'ailleurs
Credits: VALERIE MACON/AFP

Cannes: Bowie, le documentaire qui venait d'ailleurs

"Il ne faut pas s'attendre à du classique, il n'y a pas un début, un milieu, une fin": "Moonage Daydream" de Brett Morgen casse les règles du genre autour de David Bowie.Oubliez les formats classiques. Ici, on entend et on voit seulement David Bowie parler, avec des archives inédites qui ne sont pas réparties chronologiquement mais par thèmes.Des images de synthèses ont été créées spécialement pour ponctuer les chapitres, jouant sur l'espace et les étoiles.Entre ces visuels et 48 chansons de l'interprète de "Let's Dance" remastérisées, le spectateur vit ce qui se rapproche d'une "expérience immersive, comme dans un planétarium", selon les mots de Brett Morgen.Cet Américain se livre sur un ton exalté. Ce travail lui a pris cinq ans et c'est le premier du genre autorisé par les légataires de Bowie depuis sa disparition en 2016. Ils ont laissé Morgen ouvrir les coffres à trésors.L'acteur de "L'homme qui venait d'ailleurs" a "énormément compté à plusieurs périodes de ma vie", explique le cinéaste. "D'abord à 11-12 ans, dans la puberté".Il l'a ensuite rencontré dans les années 2000 pour un projet.Un des responsables du legs de Bowie lui confie alors "que David a collecté et préservé ses archives"."Pas pour un travail traditionnel, mais d'avantage pour une plongée immersive comme celle que je visais".Et puis Morgen a une attaque cardiaque et tombe dans le coma. Rétabli, "la philosophie, les mots, l'art de Bowie" ont résonné plus que jamais en lui."Moonage Daydream" s'attache ainsi aux appétits de vie d'un artiste aux 1.000 visages.Un passage marquant permet d'apprécier les talents de Bowie peintre et on reconnaît sur des toiles le chanteur Iggy Pop, un proche.

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